La pierre meulière se caractérise par sa forme irrégulière et sa porosité, ce qui imposait lors de la construction l'emploi d'une quantité importante de mortier pour assembler les blocs et compenser ces irrégularités. Les maisons construites en meulière à cette époque reposent le plus souvent sur des fondations peu profondes, parfois de simples semelles filantes, une technique courante pour l'époque mais aujourd'hui reconnue comme peu adaptée aux sols sensibles aux variations d'humidité.
Cette combinaison, fondations superficielles et sol souvent argileux en Île-de-France, explique la sensibilité particulière de ce type de bâti aux tassements différentiels lors des épisodes de sécheresse, un mécanisme directement lié au retrait-gonflement des argiles. Un diagnostic fissure sur une maison en meulière tient compte de ces spécificités constructives, qui diffèrent nettement d'un pavillon plus récent fondé selon des règles modernes, avant d'orienter vers une éventuelle reprise en sous-œuvre.
Mis à jour le 29 juillet 2026