Le phénomène se manifeste typiquement par une bande d'humidité persistante en partie basse des murs, souvent accompagnée de taches, de décollements d'enduit ou de dépôts blanchâtres appelés efflorescences, qui correspondent aux sels minéraux transportés par l'eau puis cristallisés en surface après évaporation. La hauteur atteinte par la remontée dépend de la porosité du matériau, de l'épaisseur du mur et de la disponibilité en eau dans le sol environnant, ce qui explique pourquoi certains murs anciens en pierre ou en brique sont plus touchés que des maçonneries plus récentes. Ce mécanisme est distinct d'une infiltration d'eau de pluie, qui provient du haut de l'ouvrage, alors que la capillarité progresse depuis la base.
La cause la plus fréquente est l'absence ou la dégradation d'une barrière étanche horizontale, appelée arase ou coupure de capillarité, censée bloquer la migration de l'eau à la base des fondations ou des soubassements. Sur les constructions anciennes, ce dispositif peut avoir été mal réalisé à l'origine ou s'être détérioré avec le temps, notamment lors de travaux de terrassement modifiant le niveau du sol autour du bâti. Il est important de ne pas confondre les désordres liés à la capillarité avec des fissures d'origine structurelle : les microfissures superficielles associées à l'humidité s'accompagnent généralement de traces d'humidité visibles et n'ont pas le caractère traversant ou évolutif d'une fissure structurelle, ce qui oriente le diagnostic vers un traitement d'assèchement plutôt que vers une reprise en sous-œuvre.
Mis à jour le 29 juillet 2026