Il existe deux grandes familles de fissuromètres: les modèles mécaniques, composés de deux plaques transparentes superposées et graduées que l'on fixe de part et d'autre de la fissure, et les modèles électroniques équipés d'un capteur qui enregistre les variations en continu. Dans les deux cas, l'instrument ne mesure pas seulement l'ouverture ou la fermeture de la fissure mais aussi un éventuel décalage vertical entre ses deux lèvres, signe d'un mouvement de cisaillement plus préoccupant qu'un simple écartement horizontal. Les relevés sont effectués à intervalles réguliers, souvent sur plusieurs mois, pour capter l'effet des cycles saisonniers d'humidité ou de température.
La pose d'un fissuromètre intervient généralement lorsque le diagnostic initial ne permet pas de conclure avec certitude sur la stabilité d'une fissure, en particulier dans un contexte de sol argileux où les mouvements suivent un rythme saisonnier plutôt qu'une évolution continue. Les données objectives ainsi recueillies servent aussi bien à ajuster la solution de réparation retenue qu'à documenter un dossier auprès d'un assureur, par exemple dans le cadre d'un sinistre sécheresse où l'évolution récente du désordre doit être démontrée.
Mis à jour le 29 juillet 2026