Le mortier se compose d'un liant, chaux hydraulique ou ciment selon l'usage recherché, mélangé à du sable et à de l'eau ; ses propriétés mécaniques, notamment sa rigidité et sa capacité d'adhérence, varient sensiblement selon ce dosage et le type de liant retenu. Cette variété de formulations explique pourquoi le choix du mortier n'est pas neutre, que ce soit pour monter une maçonnerie neuve ou pour intervenir sur un mur existant.
Utiliser un mortier de réparation plus rigide que le matériau d'origine du support est une erreur fréquente : la différence de comportement mécanique entre les deux matériaux concentre les tensions à l'interface et fait souvent réapparaître une fissure en périphérie de la zone réparée. Sur une fissure encore active ou susceptible d'évoluer avec les saisons, un mortier plus souple ou un système de reprise adapté est généralement préférable à un simple rejointoiement rigide.
Mis à jour le 29 juillet 2026