Le parpaing, ou bloc de béton manufacturé, est fabriqué en usine à partir de granulats et de ciment vibré-comprimé, ce qui lui confère une résistance mécanique en compression généralement supérieure à celle des matériaux traditionnels comme le moellon, mais une résistance en traction plus limitée, comme la plupart des matériaux de maçonnerie. Cette caractéristique explique pourquoi un mur en parpaing fissure rarement à travers les blocs eux-mêmes : la fissure emprunte presque toujours le joint de mortier, plan de moindre résistance, ce qui donne le tracé caractéristique de la fissure en escalier. Le parpaing est très largement employé dans la construction depuis le milieu du vingtième siècle, ce qui en fait le matériau le plus couramment rencontré dans les diagnostics de fissuration en Île-de-France sur les constructions de cette période.
Face à une fissure sur un mur en parpaing, le diagnostic doit distinguer les fissures de retrait du mortier de pose, généralement fines et sans gravité, des fissures traduisant un mouvement du support, notamment un tassement différentiel de la fondation sur laquelle repose le mur. L'orientation de la fissure, sa localisation par rapport aux ouvertures et son évolution dans le temps apportent des éléments de distinction entre ces deux hypothèses. Le parpaing étant un matériau peu déformable, il révèle assez fidèlement les mouvements du sol ou de la structure sous-jacente, ce qui en fait un bon indicateur visuel pour le diagnostiqueur, à condition de replacer chaque fissure dans le contexte global du bâtiment.
Mis à jour le 29 juillet 2026