L'ampleur du phénomène dépend de la nature minéralogique de l'argile présente (certaines argiles, dites gonflantes, réagissent beaucoup plus fortement à l'eau que d'autres) et de la profondeur à laquelle elle se trouve sous les fondations. Les variations de volume se concentrent généralement dans les premiers mètres de sol, là où l'humidité fluctue le plus avec les saisons, ce qui explique pourquoi les désordres apparaissent souvent après plusieurs étés secs consécutifs plutôt qu'à la suite d'un épisode isolé. La présence d'arbres proches de la construction accentue le phénomène car leurs racines pompent l'eau du sol en profondeur, asséchant localement l'argile sous une partie seulement du bâtiment. Ce déséquilibre hydrique différentiel, plus que la sécheresse elle-même, est souvent à l'origine des tassements qui provoquent les fissures.
Le comportement de l'argile face à l'eau distingue ce sol des sols sableux ou rocheux, beaucoup moins sensibles aux cycles d'humidité, ce qui explique pourquoi un même épisode de sécheresse peut fissurer une maison et épargner sa voisine si les sols support diffèrent. Une étude de sol permet de caractériser précisément le type d'argile en présence et sa sensibilité au retrait-gonflement avant d'envisager des travaux de fondation ou une construction neuve. Lorsque des fissures apparaissent sur un bâti existant fondé sur ce type de sol, le diagnostic fissure cherche à confirmer ce mécanisme parmi d'autres causes possibles, comme une fuite de canalisation ou un défaut de fondation initial, avant d'orienter vers une solution adaptée.
Mis à jour le 29 juillet 2026