Définition
Le mécanisme du RGA
Les argiles dites plastiques (vertes, marnes, smectites) absorbent l'eau et gonflent en saison humide, puis se rétractent en saison sèche. Sur un cycle annuel normal, le mouvement est imperceptible. Mais en cas de sécheresse prolongée - comme celles connues depuis 2018 - la rétractation devient profonde et durable, entraînant un tassement différentiel des fondations.
La carte nationale d'exposition au RGA a été refondue par l'arrêté du 9 janvier 2026, publié au Journal officiel le 2 février 2026 et applicable depuis le 1er juillet 2026. Construite à partir de près de 446 000 sinistres recensés entre 1989 et 2022, elle porte les zones d'aléa moyen à fort de 48 % à 55 % du territoire métropolitain, soit de l'ordre de 12 millions de maisons individuelles concernées. Si votre état des risques a été établi avant juillet 2026, il repose sur l'ancien zonage de 2020 : le niveau d'exposition de votre parcelle a pu changer depuis.
En Île-de-France, l'exposition reste très inégale d'un département à l'autre. Sur les communes que nous suivons, l'Essonne (91) et la Seine-et-Marne (77) ressortent nettement en tête, devant les Hauts-de-Seine (92) et le Val-de-Marne (94) ; les Yvelines (78), la Seine-Saint-Denis (93) et le Val-d'Oise (95) se situent à un niveau modéré, et Paris n'est pas modélisé par Géorisques. Le détail département par département figure dans notre classement des départements franciliens. Seule la carte Géorisques donne un résultat à l'adresse exacte : pensez à la consulter dans sa version 2026.
Pour situer votre propre commune, notre observatoire du risque fissure publie un indice de 0 à 100 pour les 1266 communes franciliennes, calculé sur la part réelle de territoire exposée et l'historique des arrêtés de catastrophe naturelle.