Concrètement, l'auscultation commence par un relevé précis de chaque fissure sur un plan du bâtiment : localisation, orientation, largeur, profondeur apparente et lien avec les éléments porteurs (angles d'ouvertures, jonctions de matériaux, points singuliers de la structure). Elle s'accompagne souvent d'un nivellement pour détecter un tassement différentiel entre plusieurs points du bâti, et de la pose de témoins ou de fissuromètres permettant de suivre l'évolution dans le temps. Comme de nombreux désordres liés au retrait-gonflement des sols argileux varient selon les saisons, une auscultation sérieuse s'étale généralement sur plusieurs mois pour capter ce cycle.
Cette étape est le préalable indispensable à tout diagnostic fiable : elle permet de distinguer une fissure stabilisée d'une fissure encore active, ce qui change complètement la nature de l'intervention à envisager. Elle sert également de base objective en cas de litige avec un assureur ou un voisin, puisqu'elle documente factuellement l'état et l'évolution des désordres avant toute expertise contradictoire ou contre-expertise.
Mis à jour le 29 juillet 2026