Le chaînage horizontal se situe généralement en tête de mur, sous la charpente ou entre les niveaux, tandis que le chaînage vertical se concentre aux angles du bâtiment et aux jonctions de murs, formant ainsi un cadre rigide en béton armé qui ceinture la construction. Son rôle est de répartir les charges et les efforts de manière homogène sur l'ensemble de la structure, évitant qu'un mouvement localisé du sol ne se concentre sur un seul point de la maçonnerie. Dans les constructions anciennes, ce dispositif est souvent absent ou limité à quelques renforts ponctuels, ce qui explique pourquoi ces bâtiments réagissent différemment à un même mouvement de sol qu'une construction récente correctement chaînée.
L'absence ou l'insuffisance de chaînage est un facteur aggravant fréquemment relevé lors d'un diagnostic de fissuration, notamment pour les fissures d'angle ou les fissures en escalier qui traduisent un défaut de liaison entre deux pans de mur. Lorsqu'un chaînage est jugé insuffisant après expertise, un renforcement peut être proposé en complément du traitement de la fissure elle-même, par exemple par la pose de tirants métalliques ou de chaînages rapportés. Ce point est distinct du contreventement, qui concerne la résistance aux efforts horizontaux comme le vent, alors que le chaînage vise avant tout la solidarité et la répartition des charges verticales et différentielles entre les éléments de la structure.
Mis à jour le 29 juillet 2026