Les ponts thermiques se situent typiquement à des points de rupture de la continuité de l'isolant, comme la jonction entre une dalle de plancher et un mur, l'appui d'un balcon traversant la façade, le tour d'une fenêtre ou la liaison entre une façade et un mur de refend intérieur. À ces endroits, la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur crée une zone plus froide localement, ce qui peut favoriser une condensation interne si l'humidité ambiante n'est pas suffisamment maîtrisée.
Il est important de ne pas confondre les conséquences d'un pont thermique avec un désordre de fondation ou de structure : les microfissures d'enduit parfois observées à ces endroits résultent de dilatations différentielles locales et d'une fragilisation liée à l'humidité, pas d'un mouvement du bâtiment. Sa problématique première reste énergétique, et son traitement relève davantage de la rénovation thermique, par exemple la pose d'un rupteur de pont thermique ou une isolation par l'extérieur, que d'une réparation structurelle, ce qui en fait un élément à bien identifier pour ne pas orienter à tort un diagnostic vers un désordre plus grave qu'il ne l'est réellement.
Mis à jour le 29 juillet 2026