Ce traitement se construit généralement en plusieurs étapes successives adaptées au diagnostic préalable : un rebouchage simple pour les fissures fines et stabilisées, un pontage armé constitué d'une bande de tissu ou de grille noyée dans un enduit pour répartir les efforts sur une fissure un peu plus marquée, ou une injection de résine lorsque la fissure est profonde ou traversante et nécessite une solidarisation mécanique du matériau. Une protection hydrofuge en finition vient ensuite limiter les infiltrations d'eau dans la façade, un point important car l'eau qui pénètre par une fissure mal traitée peut accélérer la dégradation des matériaux et, en cas de gel, aggraver l'ouverture du désordre. Le choix précis de la combinaison de techniques dépend de la nature du support, qu'il s'agisse de parpaing, de pierre ou de bâti ancien, et de la cause du désordre identifiée en amont.
Ce traitement global de façade se distingue d'une intervention ponctuelle comme l'agrafage ou le simple mastic polymère, qui ciblent une fissure isolée, car il vise l'ensemble d'une paroi et peut combiner plusieurs techniques selon les différents désordres rencontrés sur une même façade. Il n'est en principe engagé qu'après un diagnostic ayant confirmé que la fissure ou l'ensemble des fissures traitées sont stabilisées, faute de quoi la réparation risque de se rouvrir si la cause sous-jacente, qu'elle soit liée au sol, à l'humidité ou à un défaut structurel, n'a pas été traitée au préalable. La périodicité de contrôle et d'entretien de la protection hydrofuge appliquée en finition conditionne ensuite la durabilité du traitement dans le temps face aux intempéries.
Mis à jour le 29 juillet 2026