Le niveau d'une nappe phréatique suit généralement un cycle saisonnier, remontant durant les périodes plus humides de l'automne et de l'hiver puis redescendant en été sous l'effet de l'évapotranspiration et de la baisse des précipitations, avec une profondeur qui varie selon la géologie locale d'un secteur à l'autre en Île-de-France. Cette variation influence directement le comportement des sols argileux environnants : une nappe proche de la surface maintient une certaine saturation qui limite le retrait de l'argile, tandis qu'une nappe basse accentue l'assèchement du sol et favorise son retrait.
C'est pourquoi le niveau et le comportement de la nappe phréatique locale font partie des éléments examinés lors d'une étude géotechnique, aux côtés de la nature du sol lui-même, pour évaluer le risque de mouvement de terrain. Ce phénomène est également l'un des facteurs pris en compte lorsqu'un secteur est concerné par une sécheresse marquée, distincte d'une simple infiltration d'eau de pluie qui reste un phénomène plus localisé et superficiel, souvent lié à un défaut d'évacuation des eaux plutôt qu'à une dynamique de nappe profonde.
Mis à jour le 29 juillet 2026