L'ouverture d'un tel dossier suppose d'abord la publication d'un arrêté reconnaissant l'état de catastrophe naturelle pour la commune et la période concernées, une reconnaissance qui ne va pas toujours de soi puisque les critères d'appréciation de la sécheresse géotechnique diffèrent des critères météorologiques habituels. Une fois cette reconnaissance obtenue, l'assuré doit démontrer le lien de causalité entre l'épisode de sécheresse-réhydratation et les dommages constatés sur son bien, ce qui passe généralement par une expertise contradictoire au cours de laquelle l'assureur mandate son propre expert pour évaluer l'origine et l'étendue des désordres.
Ce type de sinistre se distingue des sinistres classiques par son caractère progressif et diffus: contrairement à un dégât des eaux ou une tempête, le dommage résulte d'un phénomène lent, parfois déjà en cours depuis plusieurs saisons avant que les fissures ne deviennent visibles, ce qui complique l'évaluation de la part imputable à l'épisode reconnu par rapport à une évolution antérieure. Un diagnostic fissure réalisé en amont, éventuellement complété par un suivi au fissuromètre, apporte des éléments objectifs utiles pour appuyer le dossier face à l'assureur.
Mis à jour le 29 juillet 2026